25 juin 2011
( ... )
6 mois que je me dis que j'ai fait le bon choix, que j'ai eu raison de partir, que je ne pouvais pas faire autrement.
Monsieurl'Ex me le répète régulièrement, j'ai fait le bon choix, je le vois de plus en plus épanoui, libéré qu'il est de cette vie de non dits qu'on s'imposait depuis quelques années.
Et puis il y a le Minus, mon enfant qui n'a pleuré qu'une seule fois lorsque je lui ai annoncé la séparation de ses parents, juste une quand il a compris qu'on allait quitter la maison...
Mon loulou qui ne pleure jamais, qui est toujours aussi souriant, qui est plein de vie...
Mon petit garçon de 6 ans et demi qui refait pipi dans son slip depuis quelques temps
qui fait des cauchemars la nuit
qui m'a fait un gros chagrin hier soir au téléphone parce que je lui manquais alors que ne serons séparés que deux jours
qui m'a ramené un bulletin de fin d'année en chute libre.
Oui, vraiment je sais que j'ai fait le bon choix, je devais partir...
Mais j'avoue que c'est dur parfois.
A en pleurer.
08 octobre 2010
Pouce !
Vous connaissez cette expression infantine, quand on dit "pouce" pour marquer une pause dans le jeu ?
Et bien j'en suis là.
Depuis mardi j'ai à nouveau des petits problèmes pour m'exprimer à l'oral...
Fatigue, baisse de tension et une angine mixée avec un peu de fièvre pour conclure le tout et me voilà sortant mon joker pouce !
Pas grand chose à faire: se taire et rester zen.
Quelques jours de repos à la maison, un grand we pour décompresser et ça ira mieux !
14 septembre 2010
La problèmatique de l'enfant unique.
Dessin: Paco
Dans 80% des cas, quand je parle de mon Minus de 5 ans et demi on me demande " C'est l'aîné / Vous en avez combien / A quand le 2ème ???? ".
Ce à quoi je répond: " C'est le seul, l'unique, boutique fermée".
La réplique suivante de la partie adverse est alors au choix:
* Elle réfléchit 5 secondes, décide ne pas insister et on reprend la discution.
* Elle persévère: " Mais pourquoi un seul ????????"
* Elle devient conne chiante: " Mais enfin, vous ne pouvez pas le laisser seul ce pauvre enfant !!!!!" ( ma préférée ).
Et bien si je peux.
Je peux parfaitement même !
Le Minus est, et restera, mon unique enfant, le grand amour de ma vie, le fils à maman.
Je ne dis pas que quelques fois je n'ai pas un petit pincement au coeur, surtout quand les copines m'abandonnent et passent au 2ème ( mais après au 3ème ça ne me fait plus rien ;-) ), mais c'est comme ça et je m'en contente, de toutes façon je dois m'en contenter...
Il y a une semaine, un couple d'amis proche m'annonçait leur intention de lancer le 2ème.
Il y a deux jours le Minus me demandait pourquoi lui n'avait pas de bébé à la maison.
Hier, la maman d'un de ces petits copains me posait la question fatale du " petit deuxième"...
Quand je lui ai dit que ce n'était pas d'actualité et que ça ne le serait jamais du reste ( un brin agressive mais pour ma défense j'avais mes trucs de fille en route ) elle a eu une drôle de lueur dans les yeux...
" Chez nous non plus ! Nous n'en avons qu'un et il restera unique... Je ne veux pas d'autre enfant !"
Bordel, j'ai crû que j'allais l'embrasser !
Tout ça pour dire que c'est compliqué la vie: parfois on choisit, parfois c'est elle qui le fait pour nous, parfois on a envie et on ne peut pas, parfois on ne veut pas et puis c'est tout...
Mais souvent on a pas envie d'en parler à la terre entière, de se justifier ou quoique ce soit du même genre.
Comme si j'allais juger la femme qui a cinq enfants, pourquoi on me jugerait moi ???
Bref, si jamais vous croisez les parents d'un enfant unique, ayez une petite pensée pour moi... et évitez les questions connes ;-)
07 septembre 2010
(...)
Déception: " La déception est le fait d'être déçu, insatisfait de quelqu'un ou bien de quelque chose, il est à classer parmi les ressentis par les humains. La déception peut avoir beaucoup de séquelles psychologiques, menant à des actions négatives"
Ça c'est wikipédia qui le dit et je valide:
* Je suis déçue, je ne peux pas dire le contraire
* je suis très insatisfaite c'est clair. mais aussi très en colère, sidérée et je ne peux pas le nier triste... mais moins qu'il y a 3 mois !
* Niveau séquelles psychologiques ça s'est passé comme ça: au début elle me manquait énormément je n'en dormais plus la nuit, et puis peu à peu elle m'a de moins en moins manqué, et maintenant je me suis habituée à son absence donc elle ne me manque plus ou presque.
Je suis en colère et triste mais je sais qu'une page est tournée et que je ne reviendrai jamais en arrière parce que je suis comme ça moi, la déception c'est un sentiment que je surmonte pas.
Jamais.
* Ce qui amène à l'action négative digne d'une petite conne de 15 ans :virée de facebook, virée de ma vie. Ça n'a l'air de rien mais pour la première en cliquant sur "supprimer la connection" je n'ai eu aucun regrets... une action négative qui amène le soulagement, on va dire que ça contrebalance ;-)
Et vous mes gens, les déceptions vous les surmontez, vous les digérer ou vous leur tournez le dos ???
20 juillet 2010
Le couple.
Habituellement je ne suis pas une fan transie de Luchini, mais pour le coup je rejoins complétement sa réflection sur le couple...
Et vous, vous en pensez quoi ?
23 juin 2010
Désorientée...
Marre d'afficher le même sourire jour après jour, pénible de répondre "très bien, merci " à la question qui revient sans cesse : " ça va ? ", méga chiant de garder un air impassible quand, après explication que je ne reprendrai le boulot qu'en septembre, la personne s'exclame " Super !!! Quelle chance !!! Veinarde, tu te la joues coolos hein ???" avec clin d'oeil goguenard à l'appui...
Ouais, c'est génial, c'est super méga sympatoche ce qui m'arrive !!! Tiens, pas plus tard qu'hier, je me suis perdue !
Et oui, perdue, comme une gosse de 5 ans !
J'allais à la piscine ( je dois nager pour re-coordonner mes mouvements et ma respiration ) comme tous les mardi et vendredi et en descendant du bus paf, impossible de retrouver le chemin.
Genre catapultée dans la 4ème dimension la Laly !
Ça a duré 20 minutes, le temps de demander la route à 6 personnes qui ne connaissaient pas le quartier ( !!! ), puis de m'asseoir sur un trottoir pour pleurer, ensuite appeler mes parents pour affoler tout le monde, pour finir par me faire guider par une dame qui m'avait prise en pitié et.... retrouver la mémoire et mon chemin par la même occasion en quelques secondes. Et le mieux c'est que ça m'a parut d'une évidence désarmante.
Alors, je suis allée nager (...).
J'ai nagé 1km ( 40 longueurs à compter: "1-1-1-1-1" 25 m à l'aller, "2-2-2-2-2-2-2" au retour et ainsi de suite... je vous prie de croire que c'est épuisant ! ).
Ha, et aussi la semaine dernière, j'ai oublié d'aller chercher mon fils à l'école, c'était cool.
Je compte plus le nombre de fois où je dis à ma mère ou à une amie que j'arrive de suite quand elle m'attends à la sortie de l'école, et où je la zappe en 3 secondes parce que j'ai trouvé une autre personne à qui parler.
Je parle à des gens que, au pire je reconnais pas le lendemain ou, au mieux j'ai oublié la conversation.
Je colle des post it partout pour être certaine de ne pas oublier les invits du Minus, l'anniversaire de mon père, ma reprise de pilule...
Ouais, vraiment, c'est grandiose ces vacances, j'adore.
ps: Pas d'inquiétude, j'étais prévenue de tout ça et c'est normal, c'est la raison pour laquelle je dois me reposer. mon cerveau récupére à une vitesse normale et j'aurai à nouveau toutes mes capacités intellectuelles dans quelques moi. Je voulais dire que j'en avais ras le bol des cons qui croient que je péte la forme et que je me la coule douce sur le dos de la sécu ;-)
15 juin 2010
Jamais cette fille là.
Je m'étais dit que je ne serai jamais cette fille là.
Du genre qui se marie, qui est fidèle, qui a un enfant et une maison avec un jardin.
Du genre qui prend toujours ces vacances au mois d'août, qui part toujours au même endroit et qui aime ça.
Du genre à faire ses courses au même supermarché, à être satisfaite de recevoir un chéque de remise grâce aux points cumulés sur la carte de fidélité, à comparer les prix des gels douches sans savon.
Du genre à faire une pause ( forcée certes mais tout de même ) professionnelle et de l'apprécier.
Du genre à penser que décidément les jeunes de maintenant sont bien différents.
Du genre à planifier les menus de la semaine, les machines de couleurs, de blanc ou de noir, les rappels de vaccin, la fête de fin d'année scolaire...
Je m'étais dit que je ne serais jamais cette fille là...
Force est de constater que je me suis trompée.
30 novembre 2009
Moi et... Ma mère
" Mère et fille " Egon Schiele
Je ne ressemble pas à ma mère.
Je ne lui ai jamais ressemblé je crois.
Elle est très ronde, je suis mince, elle ne se maquille jamais, moi toujours, elle garde ses cheveux gris et ne se coiffe pas, je suis toujours impeccable, même pour trainer à la maison et j'en passe, vous aurez compris le principe je pense....
Par contre j'ai ses yeux, son nez, sa bouche, je ne parle pas donc pas d'une quelconque ressemblance physique mais bien du reste, de tout le reste en fait.
Je ne sais pas ce que c'est de me promener avec ma mère et de s'extasier d'une même voix sur une fringue ou un bijou, sur rien en fait. Ma mère aurait un malaise si elle connaissait le prix de mon dernier legging et de mon côté je ne supporte pas ses goûts invraisemblables pour les associations de couleurs douteuse.
Ma mère ne me dit jamais que je suis belle, ne remarque jamais mes changements de coupe, de maquillage ou mes nouvelles fringues.
Je remarque les siens mais m'abstiens de tout commentaires pour éviter les prises de tête.
Le pire c'est quand elle parle de ma jeunesse, ça me rend folle parce que nous n'avons pas la même version des faits et que dans la sienne je suis une ado stupide et chiante alors que dans mes souvenirs je me sentais extrémement seule et incomprise.
Plus tard, dans ma vie d'adulte, elle m'a fait des crasses difficilement pardonnables, on a eu des explications très explosives, mais je ne suis plus jamais laissée faire.
Une seule fois, elle a admis être une mère déplorable, ça m'a fait du bien, je me suis sentie mieux...
Et puis un jour le Minus est arrivé et j'ai découvert que si ils avaient été des parents déplorables, mon père et ma mère étaient sans nul doute des grands parents exemplaires !
Stupeur et surtout jalousie: pourquoi le Minus bénéficiait de tant d'attention alors que c'était moi qui était censé être la personne la plus importantes de leur vies ?
Ca a duré quelques mois, et j'ai fini par m'habituer et à voir le côté positif de la chose: au moins le Minus serait bien entouré, c'est important l'amour des grands parents...
Il y a quelques temps, ma mère a eu un coup dur et c'est naturellement qu'elle s'est tournée vers moi et que j'étais là pour elle.
Hier soir, elle m'a téléphoné, elle voulait que je l'accompagne faire ses dernières courses de Noël ce matin, ce que j'ai fait.
Nous avons passé un bon moment, elle m'a dit qu'elle était contente de m'avoir.
C'était bien.
11 septembre 2009
Ces choses qu'il ne faut pas oublier...
Il y avait cette fille que je connaissais, elle s'appelait Johanne.
Je ne la connaissais pas beaucoup, nous avions eu l'occasion de nous parler sur un forum de maman. Elle créait alors son entreprise et nous étions restées en contact plus ou moins régulièrement.
Et puis, un jour Johanne m'a envoyé un lien, elle avait créé son blog:
Ma bataille s'appelle leucémie
Johanne est partie le 1er février 2009 emportée par cette putain de maladie...
Cela fait un moment que je voulais écrire cet article, et puis bon, c'est toujours pareil pareil, je ne prend pas le temps, je pense à autre chose... Et aujourd'hui, comme un signe, j'ai cliqué par erreur sur le blog de Johanne et de voir sa photo, ça m'a rappelé qu'il était important de ne pas oublier, et surtout de rappeler qu'on peut agir pour avoir la chance d'aider quelqu'un à s'en sortir.
Comment ?
Très simple, en devenant donneur de moëlle osseuse !
Personnellement j'y songe depuis un moment et je pense me lancer si cela s'avère être possible ( des problèmes de santé antérieurs pourraient m'en empêcher, mais je dois me renseigner ).
Bizarrement, généralement dés qu'on pense au don de la moëlle on a peur, dans le désordre ( ou pas ): de la douleur que cela pourrait nous occasionner / du côté compliqué du don / de ce que cela pourrait engendrer comme problème pour notre propre santé etc... Des idées fausses en gros !
* 72 % des Français* pensent que la moelle osseuse est prélevée dans la colonne vertébrale. Alors est-ce dangereux de donner sa moelle osseuse ?
Il ne faut pas confondre moelle osseuse et moelle épinière.
La moelle osseuse qui sert à la fabrication des cellules sanguines indispensables à la vie est présente dans le centre des os. Tandis que la moelle épinière appartenant au système nerveux se situe elle dans la colonne vertébrale.
Le prélèvement de moelle osseuse ne s’effectue pas dans la colonne vertébrale mais en superficie dans les os postérieurs du bassin, très riche en moelle osseuse. Il n’y a donc pas de risque d’être paralysé à l’issue d’un don de moelle osseuse ( et ça ne fait pas mal puisque la moëlle est prélevée sous anesthésie générale ).
Et si on ne ressent pas la peur, on se dit que de toutes façons, d'autres le font pour nous, et comme on n'en entend très peu parler c'est qu'on ne manque pas de donneurs...
* 74 % des Français* croient qu’il est facile de trouver un donneur et un malade compatible*. Alors pourquoi s’inscrire sur le Registre national ?
En réalité, la probabilité de trouver 2 individus compatible en dehors de la fratrie est de 1 chance sur 1 million.
La compatibilité nécessaire pour une greffe de moelle osseuse fait appel à un système complexe, différent des groupes sanguins.
Chaque nouvelle inscription compte et apporte une chance supplémentaire de guérison pour les malades.
La compatibilité étant très rare et aléatoire, il est impossible pour le donneur de choisir le malade qui bénéficiera de son don. En s’inscrivant sur le Registre national, les donneurs acceptent d’être sollicités et de donner un peu de leur moelle osseuse pour des malades qu’ils ne connaîtront jamais, où que ce soit dans le monde.
* Etude menée par LH2 pour l’Agence de la biomédecinebiomédecine en juillet 2007.
Certes, parfois on est dans le registre et il ne passe rien; J'ai lu le témoignage d'une femme qui disait avoir été inscrite 15 ans dans le registre avant d'être appelé pour faire le don, mais ça en valait sacrément la peine je trouve !
Bref, j'espère que cet article vous fera réfléchir, peut-être même que vous aurez envie de vous renseigner, si c'est le cas, c'est ici que ça se passe
Ça vaut le coup d'y réfléchir tout de même, non ?
3 conditions indispensables pour devenir donneur:
1. Avoir plus de 18 ans et moins de 51 ans lors de l’inscription, même si l’on peut rester inscrit
et donner sa moelle osseuse jusqu’à 60 ans.
2. Être en parfaite santé.
3. Accepter de répondre à un questionnaire de santé et faire une prise de sang.
Info: site de l'agence de la biomédecinebiomédecine pour le don de moëlle osseuse
24 juillet 2009
Pour Christine...
J'avais une cliente, je la voyais toutes les semaines, elle s'appelait Christine.
Elle était belle, elle n'avait pas 50 ans, elle était coquette, très féminine...
Christine aimait la vie, la fête, la mode et les hommes.
Elle était un peu inquiéte à cause du temps qui passe, des rides qui arrivent, de l'âge qui avance.
Elle avait peur de vieillir, pas envie de s'enlaidir, voulait continuer à plaire, envisager un lifting.
Il y a un mois, Christine a appris qu'elle avait une tumeur au cerveau.
Et moi ce soir, j'ai appris qu'elle ne vieillirait jamais, qu'elle resterait pour l'éternité figée dans sa beauté et son rire, telle que je l'ai vu mardi soir à la clinique, la vieille de son opération.
Finalement elle ne s'est pas réveillée.
J'avais une cliente, elle s'appelait Christine, elle était mon amie et elle est partie rejoindre les anges.
Christine, je ne t'oublierai jamais...










